La nuit blanche de Tendance floue
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Samedi 1er Octobre 2005 de 21h à 2h (ENTREE LIBRE).
A l'occasion de la Nuit Blanche, l'Espace Khiasma accueille le collectif de
photographes Tendance Floue qui depuis 15 ans trace à plusieurs mains des
territoires en mouvement, en conflit, en histoires, et construit une manière
singulière de regarder le monde, d'y tenir et de s'y tenir.
0H00 GMT : les carrefours du monde consacre autant l'ubiquité de notre époque
qu'un ailleurs qui n'est plus le tourisme mais se découvre comme un rituel
magique. Jours, nuits, apparitions, disparitions s'enchaînent dans la lente
transe du monde qui tourne.
Cette ouvre inédite - projetée en avant-première aux Rencontres Photographiques
d'Arles 2005 - sera présentée sous la forme de sept vidéo-projections qui
investiront l'espace Khiasma et ses alentours (façades, cour intérieure) dans
une polyphonie d'images qui raconte vingt-quatre heures d'un monde au pluriel.
À l'extérieur, la projection de Nationale Zéro, précédent projet du collectif,
fabrique une autre géographie, celle d'une Europe qui reste à inventer.
Tendance floue c'est aujourd'hui un collectif de onze photographes :
Pascal Aimar, Thierry Ardouin, Denis Bourges, Gilles Coulon, Olivier Culmann,
Mat Jacob, Caty Jan, Philippe Lopparelli, Meyer, Flore-Aël Surun, Patrick
Tourneboeuf. (Jerôme Brezillon a participé au projet des carrefours du monde).
à 0H30 danse : Sandra Martinez + Belmiro Refeba
En deuxième partie de soirée, Khiasma poursuit son oeuvre de croisement de
mondes en invitant les danseurs Sandra Martinez (France) et Belmiro Refeba
(Mozambique) à réaliser une improvisation inspirée de l'univers des Carrefours
du monde.
Ohoo GMT : les carrefours du monde (2005)
Des décennies de journaux télévisés nous ont fait oublier que l'ensemble de la
planète ne terminait pas sa journée à 20 heures, au moment où s'ouvre la
lucarne dans laquelle on nous raconte la journée du monde.
Le 25 mars 2004, à 0h00 GMT, les photographes de Tendance floue, postés dans dix
pays, ont déclenché tous en même temps. Ils sont restés 24 heures à l'endroit
qu'ils avaient choisi, un carrefour routier, urbain ou fluvial. Leurs appareils
ont recueilli 24 heures de direct du monde. La même tranche de temps. Pas la
même tranche de vie.
Dans uncentre commercial souterrain à Québec, personne ne voit ce carrefour
entre deux passerelles marchandes, pourtant piétiné pendant des heures par des
centaines de badauds anonymes ; à Yaoundé, dans le quartier d'Essos, au
contraire, ces deux morceaux de bitume qui se chevauchent sont un lieu de
rendez-vous du soir. Parmoins 15°C, au fin fond de la Russie, c'est avec une
extrême économie de mouvement que les habitants de Malyshevo traversent le
carrefour enneigé du village ; à Delhi, dans le quartier de Gold Market, les
passants l'attaquent frontalement, insouciants de la pagaille qui y règne. À
l'angle de l'avenue Corrientes, à Buenos Aires, hommes d'affaires, lolitas et
ramasseurs de cartons accélèrent leurs pas pressés ; à Desesti, en Roumanie,
quand quelqu'un apparaît là où se rencontrent les deux rues du village, c'est
un événement.
Sur ces carrefours, la vie passe, hésite, fait parfois une pause. Sur ces lieux
de bifurcation, ces aiguillages incontournables dans la ville ou la campagne,
des gens se croisent, se frôlent et s'arrêtent. Au tempo de leur vie.
Nationale Zero (2003)
Pour photographier une route qui n'existait pas, il fallait la tracer.
En 2003 nous avons décidé de photographier l'Europe en suivant une route qui
traverserait les vingt-cinq pays de l'Union, une transeuropéenne.
La Nationale zéro.
Espace Khiasma : Consulter le lien
© Flore-Aël Surun |
Mots clès / Tags : monde, carrefours, khiasma, heures, pas, tendance, floue, carrefour, vie, meme, collectif, photographes, gmt, zero, nationale, espace, leurs, europe, martinez, tranche,
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