Quatre photographes néerlandaises partent à la recherche de la femme de tous les temps. A travers l'histoire ou l'actualité, elles tentent de poser les premières lettres d'un alphabet de la féminité quiles conduit, par des voies aussi multiples qu'inattendues, entre adversité et universalité.
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Henny Allis : “Femme 29/12/1951"
Enquête photographique : 96 femmes hollandaises de cinquante ans, nées le même jour.
Qu'ont-elles en commun, sinon leur date anniversaire ? Se ressemblent-elles? Quelles traces leur a laissée la vie ? Comment les visages de ces femmes de cinquante ans expriment-ils les expériences de la vie selon l'éducation, l'échelle sociale, le bonheur, la maladie ?
Henny Allis aphotographié ces femmes, toutes nées le 29 décembre 1951, dans le but d'obtenir un ensemble de portraits qui donnerait une image de sa génération qui est la sienne : 96 portraits de femmes (dont
Henny Allis par elle-même) rassemblés pour le portrait unique d'un même groupe.
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Bettiena Drukker : “Femmes bibliques”
Série de triptyques, extraits de son travail en cours.
Fascinée par la lutte de ces "héroïnes" de la bible, face aux hommes, la photographe recrée leur histoire par des images "reportage" dénuées de toute connotation de sainteté.
Comment s'écoulait leur vie quotidienne ? Comment pouvaient-elles engager leur identité féminine et sexuelle pour obtenir un statut social ou un équilibre émotionnel ? Quel rapport entre leur vie et la nôtre ?
Quelle est la part d'objectivité ou de crédibilité dans ces récits ?
Grâce à la participation de modèles et d'actrices professionnelles, les séries se présentent au spectateur comme des productions théâtrales.
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Cornelia Nauta : "De l’autre côté du miroir"
La vie tragique de la reine Marie-Antoinette reconstituée par une
série d'autoportraits, mélange d'images prises à Versailles et de mises en scène en studio.
Par le jeu de la double
exposition, la photographe nous invite à traverser le miroir pour nous emmener dans le monde du rococo, de l’étiquette et du bal masqué.
Inspirée par le livre de Madame Campan, première femme de chambre de Marie-Antoinette,
Cornelia Nauta retrace l'histoire de la vie malheureuse de cette femme qui quitta l’Autriche pour se marier à l’âge de 18 ans et trouver la mort à l’échafaud à 38 ans.
Cornelia Nauta, à travers son œuvre,nous montrela
sensibilité, la sensualité et le courage de cette femme qui jusqu'au bout de sa vie, séparée de ses proches et déchue de toute gloire, a montré une dignité de reine.
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Mardoe Painter : "le conflit entre le savoir et l’inconscience"
Ou la capacité du corps humain à raconter des histoires : la femme qui danse, les traces inscrites par le temps, les moments qui s’envolent et nous échappent.
La force corporelle exprime l’état d’âme qui est sous-jacent.En consignant cette force,
Mardoe Painter nous montre les événements majeurs dans la vie d’une femme : l’amour, la naissance, la maladie, la mort. Une photo intitulée " Attrapeur de larmes " se réfère aux larmes qui coulent, au goût salé de la mer, à cette eau en constante et douce agitation.
Cette oeuvre est un hommage à l’idée que l’on a de soi-même, un adieu à la vie qui s’achève. D’autres titres sont : "amant virtuel", "plasmodium", "falciparum", "réminiscence de la naissance", "requiem"…
©
Henny Allis
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