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Le projet " hospitalités ", est né à l'initiative de TRAM (réseau art contemporain Paris, Ile-de-France). Il a semblé, à certains d'entre nous, important d'inviter des commissaires d'exposition étrangers et de leur demander d'apporter leur regard sur la création contemporaine dans et au-delà des frontières hexagonales. Le CPIF a invité Joana Neves, commissaire d'exposition portugaise, qui connaît aussi bien la scène française que la scène portugaise. L'évolution de sa proposition pour L'ile de Morel, a donné lieu à de nombreux et riches échanges. Echanges d'autant plus intéressants qu'ils ont vite transcendé les frontières : l'artiste allemande Sabine Hornig, représentée au Portugal et aux Etats-Unis n'a pas encore été montrée en France comme Daniel Malhão. En faisant allusion au roman de l'auteur argentin A.Bioy Casares, où le narrateur est un fugitif, se superposaient à la dimension interculturelle, des rencontres de différentes formes et pratiques artistiques. Cette exposition interroge la photographie et sa relation à l'espace tridimensionnel, sa capacité à générer elle-même un espace : par évocation, allusion, illusion, projection. Les oeuvres prennent en compte de façon spécifique la présence du spectateur qui deviendrait en quelque sorte " l'hôte " de l'image… Nathalie Giraudeau, directrice du CPIF L’ILE DE MOREL Sabine Hornig, Daniel Malhão, Jean-Luc Moulène, Manuela Marques, Paul Pouvreau, Evariste Richer La photographie, comme les miroirs et les échos, dédouble le réel en le répétant pendant une certaine durée. Ce qui les différencie, c'est l'enregistrement de cette répétition sous forme d'image et la manipulation du désir qui y est inhérente. Vivant dans un monde d'images, nous avons accepté de renoncer au volume, à la gravité, à la dimension, au mouvement, au temps, au profit d'une image photographique. Nous troquons la possibilité d'interagir contre la contemplation. L'écrivain argentin A. Bioy Casarès pousse ce troc diabolique à son paroxysme en créant un mythe de Pygmalion inversé : sur une île lointaine, un homme, par amour compulsif, devient image à l'aide de L'invention de Morel. L'espace du CPIF deviendrait cette île : le lieu où la possibilité d'enregistrer et de projeter des images est présentée non seulement sous le signe du dédoublement, mais aussi de l'inversion et du désir pulsionnel d'une fiction. En effet, l'image enregistrée inverse notre rapport au monde, comme si l'alphabet hallucinatoire des sensations se matérialisait et anticipait sa formation. C'est justement ainsi que se produit un va-et-vient entre les individus, les corps, les choses, par des glissements dans d'autres dimensions (comme celle du langage, de la physique, du cinéma, de l'architecture, voire même de celle où le spectateur se trouve, l'espace de la perception de l'oeuvre). Reprises, inversions temporelles, mises en situation du corps du spectateur ou virtualisation de son propre devenir-image, sont à l'oeuvre aussi bien dans les travaux photographiques et sculpturaux présentés. Les oeuvres investiront ainsi l'espace à l'intérieur et à l'extérieur de la photographie : dans The Destroyed Room de Sabine Hornig, la photographie joue le rôle d'échafaudage, tandis que l'espace réel est rendu fictionnel. D'autres interventions sculptent l'espace et lui rendent une géométrie absente, tout en interrogeant le rôle du spectateur, comme La Télé de Paul Pouvreau ou bien La Guérite de Jean-Luc Moulène, qui souligne la présence auratique du spectateur se tenant debout. Daniel Malhão et Evariste Richer proposent des oeuvres où le regard glisse sur une surface neutre, ou bien rebondit vers un autre espace-temps. La Mer de Manuela Marques, filant sous les yeux du spectateur, contrarie l'attente d'immensité que l'évocation de l'élément maritime semble promettre - caractère oppressif d'une surface cachant d'inquiétantes profondeurs, cette vidéo si simple est à l'image même de toute photographie, entre profondeur et surface. Dans l'optique de ce dédoublement de la sphère de l'expérience en son image, il y aura un deuxième volet. Certaines oeuvres changeront suivant l'évolution de la vie sur l'île de Morel. Joana Neves Commissariat de Joana Neves -commissaire indépendante portugaise En collaboration avec Nathalie Giraudeau, directrice du CPIF RENCONTRES AUTOUR DE L’EXPOSITION Le 03 avril 2007 à 17h00 Rencontre avec les artistes de l’exposition Réservation avant le 28 Mars au 01.70.05.49.80 Le 03 avril 2007 à partir de 19h30 Vernissage Navette aller-retour au départ de Paris, rendez-vous place de la Bastille à 18h30 Réservation obligatoire au 01.70.05.49.80 Le 25 avril 2007 à 19h00 Rencontre avec Joana Neves, commissaire de l’exposition et Delfim Sardo, commissaire d’exposition et critique d’art. Le 5 juin 2007 à 19h00 Rencontre avec Clarisse Doussot artiste actuellement en résidence au CPIF STAGES ET ATELIERS P’tits Ateliers avec Raphaël ZARKA “Espaces Inventés” Pour les 07-15 ans Les jeudi 12 et vendredi 13 avril Renseignements et inscriptions auprès de Hélène Ratero, chargée des Publics au 01.70.05.49.83 ou Contacter Stages adultes avec Raphaël ZARKA “Etranges Espaces” Les samedi 12 et dimanche 13 mai Renseignements et inscriptions auprès de Audrey Illouz, coordinatrice au 01.70.05.49.80 ou Contacter SABINE HORNIG Née en 1964 , vit et travaille à Berlin Représentée par la Galerie Barbara Thumm, Berlin Cristina Guerra, Lisbonne Tanya Bonakdar Gallery, New York Sabine Hornig emploie la photographie dans un rapport direct à l'espace en tant que dispositif architectural. Elle édifie des structures qui reprennent des éléments d'espaces urbains en construction ou issus de l'espace public. Interrogeant l'échelle (réelle ou surdimensionnée) tout comme la planéité de l'image et la façon dont celle-ci peut s'inscrire dans l'espace, l'artiste veut rendre au spectateur son rôle actif dans sa présence à l'oeuvre. Avec Radikal Reduziert, Sabine Hornig provoque un va-et-vient dans l'image : une collusion s'opère entre la surface plane formée par les feuilles de papier et les reflets d'architectures, jouant sur l'illusion d'une profondeur. The Destroyed Room est l'image d'une vitrine d'une rue de Berlin en chantier. L'image est insérée en transparence dans une structure murale qui coupe l'espace en deux et induit la circulation du spectateur alors confronté à deux espaces de visibilité de l'oeuvre. Cadre et cimaise se confondent, opérant un désordre dans notre perception. Sabine Hornig, The second room Double transparency Delfim Sardo 1. Any architecture can be a sculpture The first exhibition that I saw by Sabine Hornig took place at the Barbara Thumm, in Berlin, in 2000. In this exhibition, Horning presented two sculptures, one similar to a bus stop and another resembling the entrance of a building, although I’m not quite sure how to describe it, or even what to call it. I was immediately intrigued by the simpilarity between these two structures and sculptures, in so far as, by corresponding to the meaning of the word sculpture in the sense that was established by the Minimalists, or, more precisely, by the Post-Minimalists, these were in fact architectural pieces, and were also identifiable as such. (...) In this first contact with her work, I was also impressed by the way in which Sabine Hornig combined the photographic image and three-dimensional structures, sometimes complementing one another in the process of representation - establishing a fiction of verisimilitude, and even reaffirming such veracity - or else, in quite and opposite way, causing the spectator to become ensnared in a trap, allowing himself to be deceived in relation to the true nature of the image, sometimes disguised in the form of three-dimensionality in a complex trompe-l’oeil (because it may involve reasonably complex constructions in terms of articulation and architecture, as we shall see). (...) 2. Architecture and the uncanny (...) I have been trying to understand the extremely intelligent nature of the relationship that Sabine Hornig proposes for photography and its use in a three-dimensional context : between reality and fiction, between the world of representation and the more material reality, and, between them both, establishing a dubious and movable path. In any case, I have to come to suspect that Sabine’s work belongs more to the domain of iconology than that of sculpture or photography in their narrow sense. In fact, what impressed me most in this first contact with Sabine Hornig’s oeuvre was her acute awareness of the fact that the aesthetic nature of the image is only one of the possible valencies of its presence as a work of art, in so far as it is about a series of operations leading to the recognition that a broad spectrum of contextual relationship can be established which give the work its status. 3. Transparency and the uncanny We began by introducing the question of the uncanny located in a field in which the inadequacy of scale, or more simply, of dimension, subverts the nature of the objects into an object that is another one entirely. A second aspect must also be taken into consideration, which has become particulary relevant in the exhibition presented by the Centro Cultural de Belém. This relates to use of reflection, working from reflective surfaces, such as windows that open onto effective spaces, onto fictitious spaces, and act as frames for photographic images. Extract from, Delfim Sardo, Double Transparency, in Sabine Hornig The Second Room, HATJE CANTZ, 2006 EXPOSITIONS PERSONNELLES, SÉLECTION 2007 Cristina Guerra Contemporary Art, Lisbonne Jun 28 - Jul 28 2006 Gebilde, Tanya Bonakdar Gallery, New York Vorher und Nachher, Galerie Barbara Thumm, Berlin Raum mit grossem Fenster, Berlinische Galerie, Berlin 2005 Vorhang 3, Galerie Barbara Gross, Munich The Second Room, Centre Culturel de Belém, Lisbonne 2004 School, Tanya Bonakdar Gallery, New York Balkong, Galeri Lars Bohman, Stockholm 2003 Fenster, Galerie Barbara Thumm Berlin Projects 78, Museum of Modern Art, New York EXPOSITIONS COLLECTIVES, SÉLECTION 2007 Made in Germany, Sprengel Museum Hannover, Kunstverein Hannover, Kestner Gesellschaft, Hannover Die stadt von morgen - Beiträge zu einer Archäologie des Hansaviertels Berlin, Akademie der Künste, Berlin Reality Bites, Sam Fox Arts Center at Washington University, St. Louis 2005 Collección De Fotografía Contemporánea de Telefónica, Museo de Arte Contemporánea de Vigo, Spain Post-Modellismus, Galerie Krinzinger, Vienne Vanishing Point, Wexner Center for the Arts, Columbus Beyond Delirious, Cisneros Collection, Cisneros Fontanals Art Foundation, Miami, USA 2004 Art...chitecture, EVO Gallery, Santa Fe, USA Telefónica's Contemporary Photography Collection, Telefónica Foundation, Madrid 2003 Uma Nova Geometria, Galeria Fortes Vilaça, São Paulo The invisible and the visible as an indivisible unity, Mendelssohn-Haus, Berlin Hortus Ludi, The Garden of Joy, Maastricht DANIEL MALHÃO Né en 1971, vit et travaille à Lisbonne Représenté par Cristina Guerra, Lisbonne Lorsqu'il répond à des commandes, Daniel Malhão photographie des installations réalisées par d'autres artistes ou des architectes. La photographie est alors asservie au principe de visibilité. Parallèlement, dans sa pratique artistique, il se joue de ce principe de visibilité. Par conséquent, sur un mode décalé, il détourne le rapport du spectateur à l'image. Dans Sem Titulo ( 13-32-HE) des phares de voiture produisent un éblouissement figé et font écran au regard du spectateur. Celui-ci ne pourra pas se projeter dans cette image qui voile plus qu'elle ne montre. Néanmoins, celle-ci met en scène la condition de la photographie : la lumière. Le travail de Daniel Malhão est traversé par cette mise en matière de la lumière. Dans un rapport continuel d'inversion des données de l'image et de la position du spectateur, Daniel Malhão présente comme sujet, dans sa dernière série, la machine qui fait et traite les films et le papier photographique, transformée en spécimen, en futur fossile. Avec Durst Lambda Printer et Painel Lambda, le spectateur découvre le mode d'apparition, d'impression de la photographie. Daniel Malhão joue sur une ambiguïté : le processus de fabrication, qui n'est normalement pas dévoilé au spectateur, est ici traité comme un objet plastique. Daniel Malhão “Meteorologia” The Mnemosyne project Rencontre de la photographie de Coimbra, Portugal, 2000 (...) Daniel Malhão is therefore telling us to concentrate on the effects and not on the causes, on the result and not on the trick that made it possible. The silent, factual photographic image reveals but gives no explanations, deceiving us. The artist’s earlier works suggested the use of the image as a separate reality, with different physical laws to those of real space and time. Photographs of the artist standing with an elegant, calm poise, but with a stone paradoxally glued to his head, thereby defying the laws of physics, bear witness to the different levels of reality and their register. Daniel Malhão sera présenté à la Galerie Anne Barrault du 30 juin au 28 juillet, sur une proposition de Joana Neves. Vernissage le 29 juin 2007 EXPOSITIONS PERSONNELLES, SÉLECTION 2006 (titulo)Vera Cortês Art agency, Lisbonne Portugal Project Room, Centre Culturel de Belém Lisbonne Portugal Pó, Instituto Camões, Consulat Portugais, São Paulo, Bresil 2005 Daniel Malhão, Baginski Contemporary Photography, Lisbonne, Portugal P.150FPS, Installation, film 35mm, Centre Culturel de Belém, Project Room, Lisbonne, Portugal 2004 No Matter Never Mind -preview edition, Vera Cortês Art Agency, Lisbonne, Portugal 2003 Meteorologia, Parte II, Baginski Conteporary photography, Lisbonne, Portugal 2002 Box Office Room 3, Projection Room, Art Attack + Musé José Malhoa, Caldas da Rainha, Portugal EXPOSITIONS COLLECTIVES, SÉLECTION 2006 Parque, Interpress, Lisbonne, Portugal SP arte, Baginsky Contemporary Photography Biennial Pavilion, São Paulo, Brésil 12 fotografias Numa Caixa, Rue de Alecrim 28 B. Lisbonne, Portugal Gulbenkiam Creativity and Artistic Creation Programme Show : Photography, Calouste Gulbenkian Foundation, Lisbonne, Portugal 2005 Lisbon Contemporary Art Fair, Baginsky Contemporary Photography Vera Cortês Agency, Lisbonne Outras Arquitecturas ... Outros Artistas, Carlos Carvalho Arte Contemporânea, Lisbonne, Portugal João Mendes Ribeiro, Daniel Malhão, Edgar Martins, Centre des Arts Visuels, Coimbra, Portugal 2004 An Extention of the Eye - Photographic Works from the Collection of the PLMJ, Centre des Arts Visuels, Coimbra, Portugal Colectiva de fotografia Baginsky contemporary photography lisbonne portugal Atelier Nuno Teotónio Pereira - Arquitectura e Cidadania, Centre Culturel de Belém, Lisbonne Purificación Garcia Photography Competition, Circulos Bella Artes. Madrid, Espagne Movimentos Perpétuos - Arte para Carlos Paredes, Cordoaria Nacional, Lisbonne 2003 Trabalho, Centre des arts visuels, Coimbra, Portugal Lisboa Photo, Pavillion du Portugal, Lisbonne Experimenta Design - voyager V03, Paris, Barcelone, Lisbonne 2002 Colectiva de fotografia, Baginsky Contemporary Photography, Lisbonne R6, Palais de Correio Velho, Lisbonne 2000 Mnemosyne project, Encontros de fotografia de Coimbra, Sala das Caldeiras, Coimbra, Portugal projecto depósito, Casa Fernando Pessoa, Lisbonne Bolseiros & Finalistas, Ar. Co. Lisbonne Olhar da Contemporaniedade, Palais Pancas Palha, Lisbonne (avec Ricardo Jacinto) JEAN-LUC MOULÈNE Né en 1955, vit et travaille à Paris Représenté par la Galerie Chantal Crousel, Paris Jean-Luc Moulène, dans sa pratique photographique, explore tous les aspects de l'image reproductible : du calibrage du produit par la publicité à la formulation poétique d'un instant de rencontre entre l'homme et le monde, en passant par l'archive et le document. Son travail n'engage pas seulement la photographie, mais s'étend à différents media : dessins, collages, sculptures... L'artiste interroge la puissance de représentation des corps et des objets dans une expérience sensible consistant à déplacer, élargir et renouveler les archétypes du corps comme de l'objet social et médiatique. Le Sphinx, énigme de l'humain en devenir, se construit dans cet entre-deux : ce que la réalité fournit et ce que le photographe établit, formalisation poétique d'un imaginaire personnel autant que culturel. Il dévoie les normes de la représentation (la pose de la femme enceinte) et opère une discordance avec l'image type. La Guérite, sculpture issue d'un ensemble envisagé par l'artiste comme un laboratoire de formes, interroge les paradigmes de son rapport à l'image : l'association d'objets et de formes dans le hasard de la ville, l'espace vital du corps et le creux " auratique " de chaque homme. La Guérite, refuge ou casque prolongé, est autant une forme de contrôle que la force d'émanation figée d'un corps ; celle du photographe lui-même ou de n'importe quel homme qui s'y place. La Guérite, 2004 The Time of Misunderstanding […] Jean-Luc Moulène draws the subjects of his compositions from the great warehouse of the sensible-in-common, that which lies between production and the circulation of objects, bodies, images, signs, and discourses that structure subjectivities. He operates by way of deducting and diverting the codifications saturating the visible, by experimenting on the scene of another kind of sharing-out, by intensifying the field of a contradiction. In doing so, he takes on the traverse that can be restored to a logic of the whole, grasping it transversely as the place of a “misunderstanding”, something he clarifies in conversation about one of his previous exhibitions: “to do something concrete with the image, it’s always necessary to cross under, or if you will, handle the wrong way, the image specimen indexed on linguistic generality”* Extract from, Jean-Luc Moulène, Oeuvres, Alexandre et Daniel Costanzo, A.S.S.N édition Text translate from French by A. Walczak * These words were recorded by Jean-François Chevrier EXPOSITIONS PERSONNELLES, SÉLECTION 2005 Jean-Luc Moulène, Jeu de Paume, Paris, France 2004 Jean-Luc Moulène, OEuvres, Galerie Chantal Crousel, Paris, France CCA Kitakyushu, Japon 2003 Documents d'objets, Centre d'Art Contemporain de Genève Jean-luc Moulène, OEuvres, Haut-Bourg de Calvignac, Lot "nvo", La Nouvelle Vie Ouvrière, Edition spéciale 47ième Congres de la CGT, Jean-luc Moulène, OEuvres, Centre d'art contemporain Château des Adhémar, Montélimar 2002 Products of Palestine, Carlier/Gebauer, Berlin Jean-luc Moulène, Elga Wimmer PCC, New York City Les Heures Immobiles - Bab El Sarail, Place Bab El Sarail, Saïda, Liban Produits de Palestine, Université Paris I - Panthéon-Sorbonne, Paris 2001 Jean-Luc Moulène, présentation / collection, Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg OEuvres récentes, Galerie Stéphane Ackermann, Luxembourg. Trente-neuf Objets de Grève présentés par Jean-Luc Moulène, Galerie Nei Liicht, Dudelange- Luxembourg 2000 Collection, Galerie Gebauer, Berlin FIAC Galerie Anne de Villepoix, Paris Trente-neuf Objets de Grève présentés par Jean-Luc Moulène, Forbach 2000, Musée du Bassin Houiller Lorrain, La Petite-Rosselle (cat). De posicion, Tunel de Egia, Artelku-Koldo Mitxelena, San-Sebastian / Donastia, Espagne EXPOSITIONS COLLECTIVES, SÉLECTION 2004 Taïpeï Biennial, Taïpeï, Taïwan (My private) Heroes, MARTa museum, Herford, Germany Eblouissement, Jeu de Paume, Paris, France Etrangement proche, Saarland Museum, Saarbrücken, Germany Quicksand, De Appel, Amsterdam, Netherlands Signes extérieurs, Institut Universitaire de Formation des Maiîtres-IUFM site de Digne-les- Bains, France Fabrique de l'image, Villa Medicci, Rome, Italy Documentary evidence, Galerie Chez Valentin Vu à Enghien, 5ème Biennal d'Art Contemporain d'Enghien les Bains, France Marie Madeleine contemporaine, Musée d'Art de Toulon, Toulon, France 2003 Représentation de travail, travail de représentation, Centre d'art contemporain, Genève Moulène/sala, Sao Paulo 2002/Nantes 2003, Musée des Beaux Arts de Nantes Géographies # 3, Galerie Chantal Crousel, Paris, France Romanes, ville de Melle. Produits de Palestine, Le Printemps de Septembre, Toulouse, Farniente, FRAC Languedoc Roussillon Dreams and Conflicts, The Viewer's Dictatorship : The Everyday Altered, C/O Gabriel Orozco, 50th International Art Exhibition of the Biennale di Venezia Valérie Jouve, Jean-Luc Moulène, Florence Paradeis, Le Plateau, Paris Le Grand Tour, (Patrick Tosani & Ange Leccia), Musée Nicephore Niepce, Châlon sur Saone “Based upon”TRUE STORIES Witte de With, Rotterdam, Paço das Artes, Sao Paulo Narcissus. New visions on self representation, CRAC Alsace, Altkirch, France MANUELA MARQUES Née en 1959 , vit et travaille à Paris Représentée par la Galerie Anne Barrault, Paris Galeria Vermelho, São Paulo Les photographies et vidéos de Manuela Marques sont de faux instantanés, avec l'apparence illusoire de moments familiers, capturés par une caméra toujours à l'affût. Elles font l'effet d'un "déjà vu" contrarié par une attente, un drame latent. Face à l'image, le spectateur est attiré et repoussé dans un même mouvement. Dans la photographie 1999/2002, des éléments tangibles renvoient au registre de l'intime (la salle de bain) et instaurent une proximité avec le spectateur qui pourrait se retrouver dans un univers identifiable. Mais l'intrusion d'un seau, le cadrage, la lumière créent une atmosphère étouffante et empêche toute projection. La vidéo Situation 4 (2004) piège le spectateur happé par la beauté d'un plan séquence sur la mer, dont l'absence d'horizon rend la lisibilité déroutante, la mer n'a plus de fin, l'oeil n'a plus de point d'amarre stable, le regard tangue… L'appréhension des images construites par Manuela Marques met en jeu l'investissement émotionnel du spectateur. " Quels que soient les choses, personnes ou objets d'une photographie, par-delà les effets de réel prodigués par celle-ci, nul ne conteste l'effet de présence des éléments restitués. Sans jouer d'un paradoxe facile, il semble que ces deux effets ne coïncident cependant pas toujours, car si une forte impression de réalité entraîne nécessairement une présence, toute présence n'implique pas en retour un ancrage dans un référent, un renvoi à du réel identifiable, clairement visible, un sujet ultime de l'image. La présence serait cet étrange excès de significations diffuses inscrites à même la trame de l'image mais ne pouvant se résumer à la somme de ses parties. On pourra reconnaître ici le régime générique de toute image photographique, avec cette considérable différence que la notion de présence n'est pas un discours réaliste ou référentiel. Il suffit de penser à certaines photographies abstraites produites par les artistes des avant-gardes historiques pour comprendre que la présence peut se passer du mode référentiel. Cela même lorsqu'il s'agit d'images photographiques ou vidéographiques, comme dans les oeuvres de Manuela Marques, ayant pour sujet des scènes du quotidien. Faut-il, précisément, parler de " sujet ", alors que loin de toute anecdote, narration ou récit ces photographies et vidéos semblent tout au contraire l'avoir écarter. De quoi peut-il s'agir dans ce bord de lit, de quoi est-il question avec ces personnages situés dans la pénombre, quel est l'état psychologique de ces visages d'hommes et de femmes, tout cela n'est aucunement aisé à comprendre. Par des moyens simples, parfois extrêmement réduits, la majorité des travaux de Manuela Marques possède cette capacité à dégager une présence accrue, inquiète, comme exagérément intériorisée, sans que l'on sache au final en quoi consiste le sujet. Or il y a toujours un sujet, aussi infime ou insaisissable soit-il. Chez Manuela Marques, ce n'est pas tant la restitution d'une trace ou la captation d'un morceau de réel qui importe - ce que développe nécessairement toute photographie - que cette présence repliée sur elle-même, mutique, qui ne se livre pas immédiatement. Présence d'autant plus forte qu'est accentué ce regard de détachement sur les choses et les êtres. Détachement qui ne les ignore pas, mais les tient comme en marge afin de révéler leur véritable teneur. " Jacinto Lageira, In Catalogue Manuela Marques. Exposition du 4 mars au 5 avril 2002 à l'Institut Camoes, Paris EXPOSITIONS PERSONNELLES, SÉLECTION 2007 Galerie Anne Barrault, Paris, Exposition du 10 mars au 28 avril 2007 Grandes galeries de l'École des Beaux-Arts de Rouen 2006 Manuela Marques, Centre Photographique d'Ile de France, Pontault-Combault 2005 Galerie Anne Barrault,Paris 2004 Galeria Vermelho,Sao Paulo (Brésil) 2003 La Scène Watteau, Nogent-sur-Marne 2002 Encontros da Imagem, Braga 2002 Institut Camoes, Paris, [catalogue] 2002 Galerie Anne Barrault, Paris 2000 Musée Quesnel-Morinière, Coutances, France, [catalogue] EXPOSITIONS COLLECTIVES, SÉLECTION 2007 Galerie Agart, Amilly Forum d'Arts Plastiques d 'Ile-de-France 2006 Musée de l'Image et du Son, Sao Paolo, Brésil Galerie Anne Barrault ,Paris Espace Culturel Contemporain, Brasilia, Brésil 2005 Palacio da Ajuda, LisboaPhoto 2005 " Empirismos ", [catalogue] A table[s], Domaine départemental de Chamarande 2004 Musée Malraux, Le Havre, [catalogue] Musée Malraux, Le Havre, [catalogue] Schroeder/Romero Gallery, New York PAUL POUVREAU Né en 1956 , vit et travaille à Paris & Argenton sur Creuse Représenté par la Galerie Les Filles du Calvaire, Paris L'oeuvre de Paul Pouvreau s'oriente autant vers la production d'images que vers leur perception par le spectateur, en commençant par l'artiste lui-même. Sa photographie est toujours mise en scène, des sortes de happenings domestiques dont le devenir est toujours l'image et non pas la performance. Les objets du quotidien furent dès le départ un point de référence dans le travail de l'artiste, comme si l'univers le plus proche était aussi le plus riche en banalité extraordinaire. Son insertion dans un univers proche mais détourné, soudain lisible mais toujours ambigu, est rendu possible grâce à une deuxième présence récurrente : le carton d'emballage (Vidéo). Sorte de ressort comique, d'accessoire obsessionnel presque ridicule, le carton fixe l'image dans une certaine temporalité (par le texte) et se présente comme surface. Il s'opère un déplacement de la lecture de données fonctionnelles des codes du marché, de la communication publicitaire et de la consommation. Un cut-up visuel. Outre sa production photographique, l'artiste crée des formes à mi-chemin entre l'édifice et la sculpture, simulacres faits avec des boîtes en carton, des occupations de l'espace de monstration de l'image. La photographie de Paul Pouvreau est dans un rapport de construction avec le spectateur qui regarde un film muet où un être se met en scène dans un réel soudain possédé par lui-même, se découvrant dans le vide de sacs en plastique et de cartons, plus reflété par les images qui y sont imprimées que dans sa représentation photographique. Absence or the viewer viewed In accordance with this set of permutations, some variations of which have already appeared, one gets the feeling that Paul Pouvreau’s work constantly establishes situations where model, cameraman, director and viewer are interchangeable. As if they were the work of one and the same person. Like Puck in A Midsummer Night’s dream declaring: “I’ll be an auditor, an actor too perhaps, if I see cause” (III, 1). In this sense, in Pouvreau’s work, a relationship always has an opposite and, guided by certain photographs (La Télé, 1999; Video, 2000; Le Guet, 2002), one quickly understands that, for all he may be invited to look, the viewer himself is subjected to the gaze of this world of objects and images. To the man’s gaze also sometimes, but paradoxically so. Indeed, whether seen from the black, or whether an object occults his face, his eyes at least, or, again, in Le Coup De Vent (1998) where the recording –the technique -, incapable of catching him in action, renders him unrecognizable, the man in Pouvreau’s work is not able to see us, thus he possesses neither likeness, nor identity. Emmanuel Hermange, translation by Gabrielle Lawrence, One and the same, Notes on an esthetic of naturalness, in Paul Pouvreau, Filigranes, Paris, 2005 EXPOSITIONS PERSONNELLES, SÉLECTION 2005 Ecole des Beaux-Arts, Marseille, France 2004 FRAC Alsace, Sélestat, France Galerie Les filles du calvaire, Paris, France 2003 Espace des arts, Colomiers, France Galerie Les filles du calvaire, Bruxelles, Belgique 2001 Vice et Versa, La Ferme du Buisson, Marne-la-Vallée, France Fils conducteurs, Duo avec Florence Paradeis, Ecole supérieure des Beaux-Arts, Toulouse, France 1999 Artothèque de Caen, France Le Triangle, Rennes, France 1998 Galerie Les filles du calvaire, Paris, France Galerie des études, ENAD, Limoges, France Galerie Vaclava Spaly et l'Institut Français de Prague, Prague Le 19, Centre Régional d'Art Contemporain, Montbéliard, France Galerie de l'Ancien Collège, Châtellerault, France EXPOSITIONS COLLECTIVES, SÉLECTION 2006 Les peintres de la vie moderne Donation - Collection photographique de la Caisse des Dépôts, Centre Georges Pompidou, Paris, France 2005 Cosa mentale, paysage-s, Quinzaine de la photographie Nantaise, invitation à la Galerie Les filles du calvaire, Nantes, France 2004 Instants fragiles, Centre d'art du Parc Saint Léger, Pougues-les-Eaux, France Du territoire à la limite, commissariat d'Emmanuel Hermange, L'association Galerie d'artistes, Amilly , France 2003 Roebling Hall Gallery, Brooklyn, USA 2002 Rendez-vous, commissariat de Claire Le Restif, dans le cadre de l'échange Paris-Brooklyn, Smack Mellon, Brooklyn, USA Exhibition, le corps en situation, Ecole des Beaux-Arts du Mans, France Dans le cadre du parcours européen d'expositions Cosa mentale, paysage(s), Le paysage est une méthode, commissariat d'Emmanuel Hermange, Domaine de Chamarande, France Equivoques, Ecole des Beaux-Arts de Rouen, France Dans le cadre d'Invitation à…, In/Ex-Hibition, commissariat de Claire Le Restif, Galerie Les filles du calvaire, Paris, France 2001 Dans le cadre du parcours européen d'expositions Cosa mentale, paysage(s) Précis de décomposition, commissariat d'Emmanuel Hermange, Journées Photographiques de Bienne, Suisse, Chapelle du Rham, Luxembourg Le Paysage comme Babel, commissariat de Nathalie Leleu, Galerie Les filles du calvaire, Bruxelles, Belgique EVARISTE RICHER Né en 1969, vit et travaille à Paris A la croisée de la culture et des sciences, le travail d'Evariste Richer est articulé par une mécanique conceptuelle, tout en étant traversé par la production de l'image et la représentation, souvent envisagée comme un élément vivant, évoluant dans une temporalité et un rapport à la représentation du monde comme alchimie. Ainsi, dans son travail, se croise une sensibilité liée à la précision, démentie par les couches de temps qui se déposent sur les épreuves de son travail - et l'objet représenté, des systèmes de mesure, des phénomènes géologiques, des nuages, le climat... Dans l'exposition L'Île de Morel, Evariste Richer présentera un panorama, Maryon Park, associé à une sculpture, Blow Up, en référence homonymique au film d'Antonioni. Le parc est celui où a lieu le crime rendu visible par la photographie et Blow Up, une balle de tennis retournée sur elle-même, sera placé à l'extérieur de cette image filée où se trament nos désirs et notre mémoire, comme un punctum extérieur et mouvant selon le positionnement du spectateur. Amnésie, l'autre oeuvre présentée dans ce premier volet, oppose deux images dans un continuum temporel dépassant toute logique, menant le spectateur à s'interroger sur l'ordre de leur lecture. En cachant la vraie forme de l’objet avec le mouvement, Evariste Richer redonne la mise, distribuant inversions et retournements à l’aide du language et de décalages de perspective. Les atouts de son jeu - la forme, le language, la mesure, la chimie - participent de la chose qu’ils désignent comme la définition du dictionnaire participe de ce qu’elle explique. Une distance est installée - entre la règle et le jeu, entre matière et sa formule chimique - afin de mettre en exergue la dépendance de tout phénomène par rapport à son observateur. Nous parlons ici d’oeuvres plus à la portée de l’esprit que du regard ; ou plutôt, des oeuvres à la portée du regard dans une certaine mesure. Les propositions d’Evariste Richer se situent dans ce détournement du regard au profit d’une expérience plus vaste. Pour ce faire, et déjà dans le processus de travail de l’artiste, il y a lieu une abstraction, non pas au sens d’éloignement du réel mais bel et bien de ce que les objets signifient immédiatement dans leur matérialité, fonction ou esthétique. Le rapport premier aux choses est dévié, un changement de perspective est induit et provoqué. (...) Si abstraction il y a - du quotidien, de notre perception, de l’usage fonctionnel du language - il y a ensuite un matérialisme, une affirmation du réel en tant qu’objet d’attention de celui qui s’y penche et de la façon dont il le fait, parce que d’autres éléments se rajoutent, ceux justement dont nous avons eu à nous abstraire, à ne convoquer que dans leurs émanations poétiques. Joanna Neves, Paris, Octobre 2006. A l’occasion de l’exposition Evariste Richer Précipité BIOGRAPHIE 2007 Le million et quarante-quatrième anniversaire de l'art, La Galerie centre d'art, Noisy Le Sec. 2006 Précipité, Galeria Paços do Concelho, Aveiro, Portugal. Premier Jour, Irmaveplab, lieu de création contemporaine,Chatillon sur Marne. Découvrir le monde, organisé par le Frac Lorraine, galerie Lillebonne, Nancy. Uchronies et autres fictions, FRAC Lorraine, Metz. 2005 Fabriques du sublime, La Galerie, centre d'art, Noisy Le Sec. Le principe d'incertitude, Public>, Paris. Scape, CAC, Vilnius, Lithuanie. 2004 Détecter, Lelabo, Paris. Les lumières de l'encyclopédie, station St Germain des prés, Paris. 2003 22ième Biennale d'Alexandrie , Musée d'Alexandrie, Egypte. Second prix de la Biennale. 2002 Mental shift, Gallery UKS, Oslo, Norvège. L'ami de mon amie, Ensa, Cergy -Pontoise. Group show, Galerie Corentin Hamel, Paris. Korean air France, Samzie space, Séoul, Corée. Korean air France, Glassbox, Paris. Simulation, abbaye de Maubuisson, Saint-Ouen l'Aumone. Under the rays, work in progress sous les aurores boréales (Coréalisation Dove Allouche), Eiscat center Tromso, Norvège. 2001 Cergy memory # 3, Galerie La Vitrine, Paris. Hors Jeux, GB agency, Galerie &, Paris. Le Monde Rectifié, Mains d'OEuvres, Saint-Ouen. |