Entretien réalisés par Thierry Laugée pour Actuphoto.com Contacter Entre 2004 et 2007, Denis Rouvre a arpenté les festivals de Cannes et de Deauville, et la cérémonie des César en proposant aux stars du cinéma une expérience inédite : réaliser leur autoportrait sur douze vues en deux minutes. Dans cet univers sous pression, les rencontres sont rares. Dans ce parcours balisé de l’événement médiatique, le temps est compressé, le marketing, omniprésent, et la spontanéité, anéantie. Pour inverser ce processus Denis Rouvre a décidé de déléguer l’acte de prise de vue à ses modèles eux-mêmes avec une condition : qu’ils entrent, seuls, dans une cabine tapissée de fourrure blanche, équipée d’un appareil photo inamovible. Ce protocole rigoureux devient alors un procédé photographique. Démontée et remontée en quelques minutes dans un couloir d’hôtel, sur un ponton ou dans l’antichambre d’une boîte de nuit, l’incongru studio de Denis Rouvre se transporte jusqu’au modèle et lui propose de s’isoler quelques instants des regards. Une invitation à prendre le risque de changer fugacement de monde, de sortir des règles et de s’extraire des influences. Isolé dans cet étrange et douillet mètre cube d’espace, chacun a la liberté de livrer à l’objectif douze possibles de lui-même, de se laisser tenter par cet instant hors norme et de jouer avec sa propre image. Les stars ont accepté cette mise en danger d’elles-mêmes, avec timidité ou folie. Au-delà des attitudes, elles ont offert un moment d’autodérision généreuse. Des images intimes, volées avec consentement. Cécile Cazenave
Les réactions & commentaires
Le travail de Denis Rouvre est absolument sublime. De vrais tableaux...
Avant de devenir un membre du groupe AES+F, Vladimir Fridkes passe par tout les genres : du photo-journalisme, à la photographie publicitaire en passant par la photographie contemporaine. A travers cette interview, ce polyvalent de nature nous explique les différents aspects de son travail, plus particulièrement dans le monde de la mode.
"Pour ceux qui ont grandi dans les années 70, la Seconde Guerre Mondiale, ou la « Grande Guerre Patriotique », comme nous l'appelons en Russie, était toujours proche dans nos mémoires. Je me souviens toujours des célébrations des 30 ans de la victoire, le 9 mai.
"For those who grew up in the 1970s, the Second World War, or the Great Patriotic War, as we call it in Russia, was still very close. I still recall the celebrations of the 30th anniversary on Victory Day, marked on 9 May.
My father had six uncles. Only one of them returned from the front.
Baltermants was among a small group of Soviet photographers wh...
Qu'a t-il bien pu se passer en 1961 ? Un mur de fer et d'acier s'est érigé à Berlin et a divisé l'Allemagne en deux, la politique agricole commune (PAC) est adopté par la CEE, les Beatles enregistrent leurs premier album, non ça n'est rien de tout ça. Oleg Kulik nait, à Kiev.
Artem Chernov is a photojournalist. We discover him through his path, between communism and post-communism, bitterness and exaltation he confides to actuphoto.com. The man who covered some conflicts and who saw his own Russia change gives his feelings about the future of photojournalism and his country.
Artem Chernov est un photojournaliste russe. On le découvre à travers son parcours, entre communisme et post-communisme, amertume et exhaltation, il se livre. L'homme qui a suivi quelques conflits et qui a vu sa Russie évoluer au fil du temps rend compte de ses impressions et se questionne sur l'avenir du photojournalisme et de son pays.
Membre de l'agence de photographie photographer.ru, Olivier Thébaud est né à Paris en 1972. A 22, il débute la photographie alors qu'il étudie la sociologie. Il vit à Paris depuis 1996.
« Au moment où j'ai découvert la photographie, le travail d'Igor Kostine m'a persuadé de l'im...