|
Le Centre de photographie de Lectoure présente : L’Été photographique de Lectoure 2008,
Expositions de :
Stanislas Amand, Christophe Beauregard, Guillaume Beinat, Serge Clément,
Cédrick Eymenier, Stéphanie Kiwitt, Mark Lewis*, Paul Pouvreau, Zoe Strauss.
*sous réserve
Les neuf expositions de l’Eté photographique 2008 s’articulent en trois pôles : une vision en sept expositions de l’univers urbain contemporain, le parcours artistique de Paul Pouvreau et les interrogations de Stanislas Amand sur les pouvoirs de la photographie.
Au Centre de photographie, Paul Pouvreau, en déployant dans l’ensemble des salles un choix d’oeuvres emblématiques de son parcours, offrira pour la première fois une vue d’ensemble sur son oeuvre.
A la Halle aux grains, trois regards sur la rue : ceux de Zoe Strauss, Stéphanie Kiwitt et Serge Clément. Zoe Strauss associera un mur d’images et une projection de photographies sur l’envers du décor des rues de New York. «Je ne montre pas la belle Amérique » écrit l’artiste. Stéphanie Kiwitt présentera pour la première fois l’installation Cornerville, évocation d’une ville imaginaire terriblement actuelle née de l’assemblage d’images documentaires photo et vidéo faites à Marseille. Avec ses photos si caractéristiques - toutes de reflets, d’ombres et de matières - prises dans les villes d’Amérique du Nord et d’Europe, Serge Clément matérialise sa vision d’une urbanité contemporaine.
La série inédite Semantic tramps de Christophe Beauregard, exposée dans la maison de Saint-Louis, se compose de douze portraits fictifs de personnes sans abri, mis en scène avec des comédiens. Un livre accompagnera l’exposition, avec un texte de l’historienne Arlette Farge.
Un long périple en Asie du Sud Est a permis à Guillaume Beinat, jeune artiste récemment diplômé de l’Ecole des beaux-arts de Toulouse, de poursuivre son « observation systématique sur l’espace urbain». La lecture de son portrait éclaté d’une jeune femme rencontrée à Tokyo fait intensément ressentir la difficulté de vivre dans la ville japonaise moderne.
Cédrick Eymenier, connu pour ses Platforms, films sur les métropoles mondiales, présentera à l’école Bladé l’une de ses premières expositions de photographies : « Eymenier traverse le paysage urbain en quête d’un objet de désir démultiplié et insaisissable. Marche et arrêt pour la prise de vue : ce cinéma au ralenti, documente la ville mais y fixe plus profondément des troubles de la vision, des perturbations optiques et l’émerveillement de trouver "naturellement" des images toutes prêtes.» (Maxime Thieffine, Paris-art.com) Le film Rush Hour, Morning and Evening, Cheapside de Mark Lewis sera projeté à l’école Bladé. Mark Lewis est l'un des principaux représentants du mouvement des "plasticiens –cinéastes". Dans ses films les plus récents, d’une durée de trois ou quatre minutes, il explore la question du paysage contemporain, de l'urbain, mais aussi les rapports entre histoire de l'art et cinéma. L’exposition de Stanislas Amand présente l’état définitif d’un projet initié à Lectoureen avril 2006, qui associe le fruit d’une collecte de photos de famille emblématiques des années 70 à une réflexion sur l’art contemporain qui prend la forme d’une correspondance avec une galeriste imaginaire.
Les événements associés aux expositions de l'été lors du week-end d'inauguration, puis pendant la durée du festival (performances, rencontres, conférences, projections, etc.) sont en cours de programmation.
François Saint Pierre |