Paradoxalement, Christiane Sintès utilise la durée pour dire l’éphémère. Elle capture sa propre image, celle de son passage dans le monde, en jouant sur les alternances de l’apparition et de la disparition. La technique des clichés à l’infrarouge ou celle des sténopés, qui nécessitent des temps de pose longs, permettent étrangement de percevoir la fugacité de l’instant, le vacillement,