Mois de la photo à Paris - Novembre 2008 Programmation
Caroline Pottier et Sophie Carlier au bar Floréal Actuphoto.com Photographie
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Caroline Pottier et Sophie Carlier au bar Floréal
 
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À l’occasion de l’édition 2007 des Portes Ouvertes des Ateliers d’Artistes de Belleville, la galerie du bar Floréal a choisi de présenter simultanément deux photographes de son collectif.

D’abord parce que Sophie Carlier et Caroline Pottier sont les deux femmes photographes du groupe mais aussi et surtout parce que leurs travaux respectifs, en apparence très éloignés, abordent chacun à leur manière, déterminée et affirmée, la question de la femme et de la féminité.

AWA

Caroline Pottier

Les photographies de l’exposition Awa sont issues de trois séjours de Caroline Pottier au Sénégal entre 2000 et 2006, séjours qui lui ont permis de découvrir progressivement la richesse culturelle d’un pays et d’un peuple, mais aussi son extrème pauvreté. C’est depuis lors d’ailleurs que Caroline Pottier pose régulièrement son regard sur les pays les plus pauvres et les moins médiatisés de la planète (Bolivie en 1999, Haïti en 2003, Nicaragua en 2005, Équateur en 2007), avec un regard d'auteur qui dépasse le cadre du photojournalisme.

Avec Awa, elle a choisi de centrer plus particulièrement son regard de photographe sur la femme, pilier de la sphère familale et de la société sénégalaise, y associant, dans le cadre de l’exposition, les écrits de trois écrivains sénégalais.

Co-produite par le Musée municipal d’art de la Roche-sur-Yon et par le bar Floréal, l’exposition Awa a été présentée au Musée de la Roche-sur-Yon au printemps 2006 ainsi que dans la ville de Saint-Hilaire de Riez à l’automne de la même année.

REGARDE-MOI DANS LES YEUX, EN ATTENDANT L'AMOUR

Sophie Carlier

« Pendant plusieurs années j'ai écrit régulièrement mon journal en faisant irrégulièrement des photos. Un jour, j'ai fait un autoportrait dans le miroir, au-dessus du lavabo d'une chambre d'hôtel. Premier autoportrait, j'avais 21 ans, le mauvais âge. Dans mon souvenir il était flou, mal cadré, mais fascinant. Moi qui ai toujours eu une aversion pour les miroirs, il me semble qu'après cet autoportrait, je me suis sentie moins inexistante. Depuis que je multiplie les autoportraits j'ai quasiment arrêté d'écrire mon journal. Est ce que la photo me suffit ? Je ne sais pas. Les autoportraits racontent d'une autre manière que le journal les mêmes histoires tristes d'amours ratées et de solitude amère. Il me semble que ces autoportraits ne parlent que de ça, de l'impossibilité de rencontrer l'autre. Ce sont des bizarres messages codés, des bouteilles à la mer, des tentatives de captation visuelle ou de traversée des miroirs. »

Sophie Carlier présente les images en forme d’autoportraits dans lesquelles elle met en scène son corps comme un message à décoder. Autoportraits du désir, du désir d’être prise en photo, d’être aimée.

D’ailleurs ces photographies sont-elles vraiment des autoportraits ? Ce regard impudique et tout en retenue qu’elle porte sur elle-même ne serait-il pas simplement l’invention du regard extérieur d’un amant voyeur et amoureux ?

Co-produite par le Festival de l’Image et par le bar Floréal.photographie, l’exposition Regarde-moi dans les yeux, en attendant l’amour a été présentée au Mans en mars 2007 sous le titre La traversée des miroirs.

Sophie Carlier

Née en 1964. En 1999, après une licence de sociologie et des études de cinéma, elle accompagne un convoi humanitaire en Albanie et décide de se lancer dans la photo. Des voyages et reportages dans l’ex-bloc soviétique et un travail plus intimiste centré sur l’autoportrait voient des publications dans la presse et l’édition.

Le bar Floréal a ouvert sa structure à Sophie Carlier et à son univers d’artiste en 2003. Aux angoisses existentielles, artistiques et au pessimisme joyeux des uns s’ajoute désormais l’anxiété rayonante d’une femme qui pourtant ne craint pas de sillonner les contrées les moins certaines de l’ex-Union Soviétique.

Caroline Pottier

Née en 1974. Caroline Pottier découvre le travail collectif à Argenteuil, une ville pour laquelle elle travaille pendant six ans sur de grands projets d’urbanisme. Entre enracinement dans la vie locale - elle s’est maintenant installée en province - et travail sur les laissés pour compte d’Haïti, elle promène son vieux Rolleicord là où le monde peine à se tenir debout. En bas de chez elle ou en voyage, la photographie est pour elle pétexte à la rencontre. Elle est un moyen de participer à ce qui nous entoure et de croire encore qu’un autre monde est possible.

le bar Floréal . photographie

Depuis sa fondation en 1985, Le bar Floréal.photographie a signé un grand nombre de reportages et d’actions photographiques. L’identité du collectif s’est ainsi construite au fil des années et des projets autour d’objectifs communs : montrer l’humain dans sa singularité et sa diversité, questionner les problématiques du monde dans lequel nous vivons, offrir des espaces d’échange aux publics les plus divers. Une aventure à la fois intime et collective où se mêlent interrogation et célébration du réel : projets, reportages, ateliers, expositions, livres, galerie, tout cela en relation étroite avec l’atelier de graphistes « Nous Travaillons Ensemble ».

La Galerie du bar Floréal joue un rôle de premier plan comme vitrine révélatrice des choix et des orientations du collectif. Elle a contribué à les développer, à les fortifier, à entretenir la flamme, à laisser place aux rêves, à l’imagination et aux rencontres. L’éclectisme, le refus du cloisonnement, l’ouverture vers d’autres artistes est une constante qui a permis d’éviter le repli. Lieu culturel dans un quartier populaire, la galerie est ouverte sur la vie de Belleville et ses habitants et propose hors des circuits traditionnels de la photographie une diversité d’œuvres et de recherches accessibles gratuitement. Si les moyens matériels mis en œuvre sont modestes, les ambitions créatives inscrivent le bar Floréal au cœur des recherches en matière de présentation de la photographie.

Chaque année, trois ou quatre expositions présentent pendant un mois les travaux du collectif et ceux de photographes, plasticiens ou graphistes invités.

• Le Bar Floréal •

43, rue des Couronnes

75020 Paris

Tél : 01 43 49 55 22

> Site : Consulter le lien

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Informations Pratiques

Du 05/05/2007 au 08/06/2007
(expositions terminée)
Consuler le calendrier







 

 


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