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ParTcours est né de l’idée d’un collectif d’artistes sablais de montrer la création d’aujourd’hui dans un environnement immédiat et quotidien. Par le choix de rues, de quartiers à caractère propre, l’exposition estivale propose ainsi de découvrir un nouveau visage de la cité sablaise à travers l’art contemporain. Pendant la durée de l’installation des différents projets, l’association « ParTcours » proposera des visites de chantiers sablais, estivants et scolaires pourront côtoyer les artistes en plein travail et communiquer avec eux afin de mieux comprendre leur démarche artistique. L’itinéraire se compose de cinq lieux conduisant le promeneur du Prieuré Saint-Nicolas à la Mairie dans le centre ville. Le corps est le thème retenu par le collectif pour cette année 2007. 1. Le Prieuré Saint-Nicolas : « À corps et à cris » (Le bar Floréal) Une installation photographique du bar Floréal dans le Prieuré Saint Nicolas, pierres et peaux, corps et âmes, de quelle chair sommes nous faits, quel corps habitons nous ? Cette installation s’inspire de la légende selon laquelle la chapelle fut construite au XI siècle, à la Chaume, par un marin ou un pêcheur sauvé d’un naufrage. - Photographes : Jean-Christophe Bardot / Bernard Baudin / Sophie Carlier / Alex jordan /André Lejarre / Olivier Pasquiers / Caroline Pottier / Nicolas Quinette - Scénographie : André Lejarre et Caroline Pottier Le bar floréal . photographie Depuis 20 ans, le bar Floréal . photographie poursuit une aventure où se mêlent interrogation et célébration du réel, aventure intime et aventure collective : projets, reportages, ateliers, expositions, livres, galerie au coeur du quartier de Belleville, tout cela en relation étroite avec l’atelier de graphistes. Nous Travaillons ensemble. Avec cette conviction forte que faire des photographies est utile. Les 12 photographes associés ajoutent au questionnement du monde celui de leur pratique de photographe : donner du sens à leurs images, maîtriser leur devenir, les rendre au plus juste aux personnes photographiées, ne pas prendre des photographies mais les partager. Et ne jamais oublier le bonheur d’être là, dans la lumière, au milieu du monde. Promenade Jean XXIII La Chaume : du mardi au dimanche de 10h à 12h30 et 15h30 à 19h 2. Galerie du phare boréal : « Regarde-moi dans les yeux en attendant l’amour » (Sophie Carlier) Depuis plusieurs années j’ai écrit régulièrement mon journal en faisant irrégulièrementdes photos. Un jour, j’ai fait un autoportrait dans le miroir au dessus du lavabo d’une chambre d’hôtel. Premier autoportrait, j’avais 21 ans, le mauvais âge. Dans mon souvenir il était flou et mal cadré, mais il m’avait fascinée. Moi qui ai toujours eu une aversion pour les miroirs, il me semble qu’après cet autoportrait, je me suis sentie moins inexistante. Je ne sais pas ce qu’est devenue cette photo. Depuis 4 à 5 ans que je multiplie les autoportraits j’ai quasiment arrêté d’écrire mon journal. Est-ce que la photographie me suffit ? Je ne sais pas. Les autoportraits racontent d’une autre manière que le journal les mêmes histoires tristes d’amours ratées et de solitude amère. Il me semble que ces « tentatives d’autoportraits « ne parlent que de ça, de l’impossibilité de rencontrer l’autre. Ce sont des bizarres messages codés, des bouteilles à la mer, des tentatives de captation visuelle ou de traverser les miroirs... 20 rue du village neuf - La Chaume : du mardi au dimanche 10h à 12h30 et 15h30 à 19h 3. Octogone : « Du corps noir aux étoiles » (Olivier Cazenove) Il était tard dans la nuit et je marchais en traînant mes semelles sur les graviers du bas côté de la route. Je levais le pouce à la moindre lueur parasite qui troublait la noirceur des corps, par réflexe, pensant qu’il s’agissait d’une voiture qui pourrait me soustraire à ma basse condition d’autostoppeur. Je finissais par garder le pouce tendu, et le frôlement de mes pas ne se faisant plus entendre, je m’étais endormi en marchant. _ J’avais quitté la route et me retrouvais le pouce en l’air, dans un champ, figé là comme dans une chambre noire, seul en compagnie des étoiles. Les souvenirs de mon frère... Parking de la Criée face à la poste : du mardi au dimanche de 10h à 12h30 et 15h30 à 19h 4. Tribunal de Grande Instance - Salle des Pas Perdus : « Life Lines » (Natalie Lamotte) (...) Natalie Lamotte ne fait disparaître ni l’image, ni le signe, mais en donne des équivalents et mobilise ces derniers vers le regard, et le regard vers le réel. Evidemment, ces toiles posent des formes. Elles sont pourtant sans attaches et peuvent être perçus comme autant d’évocations du monde sensible au point qu’il est possible de les lire comme des fleurs, des fragments d’une réalité microscopique soudain révélée, comme ces replis si intimes du corps humains, des lèvres repues de sèves à moins qu’elles ne soient la violence de la chair mise à nu ? Difficile de trancher. Mais cela est sans importance. Le propos se situe bien ailleurs : dans ce refus du motif et cet abandon radical d’une logique picturale si fréquente de nos jours. Les images ici ne sont pas des copies, des reflets, ni des projections. Sur de vastes châssis carrés, des formes s’épanouissent. Le fond est d’un blanc pur, lumineux, presque violent. Par contraste, ce qui se présente semble léger, immatériel. Les couleurs hésitent, oscillent entre transparence et opacité, entre la masse obscure d’une forme et le surgissement d’une constellation de couleurs avec ses myriades d’éclats. La couleur est aussi matière. Elle fixe le regard, l’arrrête, le contraint à l’examen, à l’attention (..) Place du Palais de justice (remblai) : du lundi au vendredi 8h30 à 12h et 13h30 à 17h 5. Patio de la Mairie : « Les larmes de Don Quichotte » (Olivier Cazenove) Je me suis surpris à observer avec attention ces campements anonymes d’où rien n’émanait de la vie des occupants. Comme si le rideau tombé là annonçait la fin de l’exercice, comme si ces abris avaient été vidés de leur âme, de leur larve après éclosion de celle-ci. La pelouse en fond rendait leur existence transparente de tristesse. Le froid de cette journée d’hiver avait assombri le ciel et ses larmes qui m’enveloppaient de noir battaient aux vents et coulaient en se rejoignant sur la toile comme pour m’inspirer une inquiétude plus grande... 21 rue du Poilu de France 85100 Les Sables d’Olonne : du lundi au vendredi 8h15 à 12h15 et 14h à 18h |