Au travers de ses photographies,
Ataman Tevfik recrée sa propre Turquie.
Pour le photographe, il existe une vraie distance mentale entre la Turquie d’aujourd’hui et lui-même.
Au travers de ses mises en scènes, il comble cette distance.
Les derviches tourneurs, sultans et autres serviteurs sont autant d’invitations à un voyage vers le passé.
Ces photographies fragiles, empreintes de mélancolie, nous parlent de la scission intérieure du photographe, tiraillé entre son pays fantasmé et sa réalité contemporaine.