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Entretien avec Marc Riboud Cliquez ici pour écouter
 
  Agnès Varda 3+3+15 = 3 installations Actuphoto.com Photographie
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Agnès Varda 3+3+15 = 3 installations
 
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exposition du 29 janvier au 26 mars 2005 vernissage le samedi 29 janvier de 17h à 21 h

Agnès Varda est une des réalisatrices les plus singulièrement originales du cinéma contemporain

international. Elle est aussi la première femme à avoir véritablement fait carrière en tant que cinéaste en

France. Au long d’un parcours profondément atypique et personnel, qui s’étend sur plus de 50 ans, elle

a exploré et renouvelé la plupart des genres cinématographiques : la fiction, avec La Pointe Courte (1955),

Cléo de 5 à 7 (1961), L’une chante, l’autre pas (1976) ou encore Sans toit ni loi (1985) ; le documentaire, à

travers Salut les Cubains (1963), Daguerreotypes (1975), ou Mur, Murs (1982) notamment ; les portraits

biographiques enfin, comme Jane B par Agnès V (1987) et Jacquot de Nantes (1990). La filmographie

d’Agnès Varda comprend aussi un grand nombre de courts-métrages, dont L’opéra Mouffe (1957) et Ulysse

(1982), qui condensent les traits caractéristiques de son art : son sens de l’observation, sa poésie, son

amour des mots, du commentaire, du raccourci. C’est un art qui, parfois ludique et aérien, parfois marqué

de tristesse ou de douleur, cherche toujours à célébrer la densité de la vie – la sienne, et celle des autres.

En 2000, la sortie du film documentaire Les Glaneurs et la glaneuse révéla à quel point Agnès Varda,

comme peu de cinéastes avant elle, a su conserver une fraîcheur étonnante et sa sautillante subjectivité.

La Galerie Martine Aboucaya est très fière d’inaugurer son espace et son programme par la première

exposition monographique des installations vidéos d’Agnès Varda. Cette exposition est le résultat d’une

nouvelle exploration d’Agnès Varda dans les territoires de la vidéo et du cinéma, démarrée en 2003 avec

la création de Patatutopia pour l’exposition « Utopia Station » présentée dans le cadre de la 50è Biennale

d’art contemporain de Venise.

L’exposition inclura une nouvelle présentation de Patatutopia (2003), une installation visuelle et sonore

sur trois grands écrans dont le projet est né pendant le tournage des « Glaneurs » comme « un hommage

aux patates abandonnées, ratatinées et germant à nouveau ». « J‘ai eu la chance de rencontrer des

patates en forme de coeur, explique t-elle. Je les ai gardées et regardées. J’aimerais que ceux qui rentrent

dans cette installation soient envahis d’émotions et de sourires devant le légume le plus banal et le plus

modeste, la pomme de terre, et partagent mon utopie de croire que la beauté du monde résumée dans

la beauté des vieilles patates nous aide à vivre et nous réconcilie avec le chaos ».Dans cette exposition,

Agnès Varda présentera également deux nouvelles oeuvres conçues en 2004 : Le Triptyque de Noirmoutier

(2005) et Les Veuves (2005).

Installation vidéo sur trois écrans, Le Triptyque de Noirmoutier est construit à partir d’une projection

centrale (une scène intimiste avec trois personnages dans une cuisine) et de deux espaces hors cadre

que l’on peut choisir de découvrir en ouvrant deux volets latéraux. Ils dévoilent deux autres lieux, l’un,

vaste, la mer, l’autre, contigu, celui d’un vaisselier. L'installation combine ainsi la durée d'une scène et

l'espace hors-cadre.

Composée à partir de paroles patiemment recueillies de veuves vivant sur l'île de Noirmoutier, l’installation

Les Veuves se déploie sur quatorze moniteurs disposés autour d’une projection centrale. Celle-ci montre

les veuves, toutes vêtues de noir, qui se regroupent puis s’éloignent sur une plage. Les moniteurs, comme

des scènes de prédelle, proposent des courts portraits de chacune d’elles.L’autobiographie, l’engagement

politique et poétique, la conception et la pratique du cinéma et de l’installation vidéo comme un mode

unique d’ajouter à l’intelligibilité du réel caractérisent cette première exposition d’Agnès Varda à la Galerie

Martine Aboucaya. Cette exposition inaugurale reflète idéalement l’inclination de la galerie pour des

démarches et des projets artistiques fortement personnels, précis, courageux et libres.

Pour obtenir des informations complémentaires ainsi que des images des installations, prière de contacter

Anaïs Barillet : Contacter

Anaïs BARILLET

Galerie Martine Aboucaya

5, rue Sainte Anastase

75 003 Paris

Contacter

T-01 42 76 92 75

F-01 42 76 92 60

 


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